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SEMAINE DU 12 AU 18 OCTOBRE 1914
12 octobre 2014
Le journal L’Indépendance (66 JO 8) réalise un encart pour résumer la situation du conflit. Au début du mois d’octobre, l’armée allemande prend la ville d’Anvers en Belgique. Le journal tente de limiter l’exploit de l’ennemi. Les villes françaises accueillent depuis le début de la guerre les blessés du front. De nouveaux hôpitaux sont créés et largement sollicités devant le flux très important de blessés. Ainsi, un hôpital à Angers cherche à améliorer ses soins à destination des blessés de guerre.
La prise d’Anvers
La ville d’Anvers est envahie par les troupes allemandes. Le journal parle d’un « événement douloureux doublement car c’est un succès apparent pour l’armée allemande et surtout parce qu’Anvers était le dernier réduit de la résistance belge ». Il tente tout de même de limiter le succès de la prise de la ville par l’armée allemande. En effet, Anvers « peut lui servir de point d’appui dans sa retraite prochaine. Mais c’est tout ! ». Même si la ville donne à l’Allemagne un point d’ouverture sur la mer du Nord, L’Indépendance souligne que sa flotte est « toujours embouteillée par la flotte anglaise ». Le quotidien tente de minimiser cette victoire allemande. En revanche, il flatte l’armée française qui, grâce à ses renforts, arrive à « prolonger l’arc de cercle immense », alors que l’armée allemande « insuffisamment renouvelée par des éléments de moindre valeur a été réduite à se déplacer ».
Le journal semble regretter l’état actuel du conflit. Il le décrit : « attaques furieuses mais toujours repoussées », « progrès incessants mais lents », « calme sur le reste du front », « nos troupes gagnent le lendemain ce qu’elles ont perdu la veille ». Il souligne que les importantes avancées militaires du début de la guerre se sont transformées en de minuscules progressions et que désormais il faut « savoir attendre ».
L’extraction de la balle allemande par l’électro-aimant
À l’hôpital temporaire n°6 d’Angers (rue Dacier), un médecin vient de réaliser l’extraction d’une balle allemande par un électro-aimant sur un soldat du 71e d’infanterie, blessé au bras. La balle en nickel logée sous trois cm de peau est attirée par l’aimant. Le médecin réalise alors une incision et retire la balle. L’opération est considérable puisqu’elle n’engendre aucune douleur pour le blessé et est très rapide à réaliser.
Un hussard de 14 ans
L’hôpital de Saumur accueille un enfant de 14 ans enrôlé dans l’armée française. Le garçon « bien campé, solide et musclé pour ses 14 ans » appartient au 3e hussards. Habitant en terre de Belfort, il est confronté rapidement à la guerre et s’y engage dès les premiers jours de conflit. Le journal rappelle que le jeune garçon ignore combien il a tué de Prussiens et déclare « qu’il ne les a pas comptés ».