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Il y a 100 ans cette semaine

SEMAINE DU 21 AU 27 DÉCEMBRE 1914

21 décembre 2014

Cette semaine, le Pays baugeois (90 JO 1) intervient très peu sur le déroulement du conflit armé. Il publie en première page la déclaration du gouvernement, puis développe les informations locales de Baugé et de ses alentours.

La déclaration du gouvernement

La déclaration du gouvernement, publiée ici par le journal, est lue à la Chambre par M. Viviani et au Sénat par M. Briand. De façon générale, cette déclaration souligne que pour l’heure, il n’y a, « qu’une politique : le combat sans merci, jusqu’à la libération définitive de l’Europe, gagée par une paix pleinement victorieuse ». Rappelant le message de Raymond Poincaré aux parlementaires le 4 août 1914, elle évoque l’union sacrée comme « l’honneur du pays ». L’union sacrée rassemble « tous les Français » au-delà des antagonismes politiques et dans un seul but : assurer la défense nationale. Justement, il faut préserver cette unité : « aujourd’hui, comme hier, comme demain, n’ayons qu’un cri : la Victoire ; qu’une vision : la Patrie ; qu’un idéal : le Droit ». 

La déclaration souligne la responsabilité allemande dans cette crise européenne. Alors que les Anglais tentent de suspendre les préparatifs militaires de chaque pays en organisant une négociation le 31 juillet 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er août. Malgré leur attachement à la paix, cette note annonce que la France et ses alliés feront la guerre « jusqu’au bout » et que la victoire est sûre. Cette « certitude du succès » est confirmée par l’action de l’armée tout entière dont « l’héroïsme fut guidé par des chefs incomparables ». Le gouvernement n’oublie pas le reste de la nation française qui « a vécu, travaillé, acceptant toutes les conséquences de la guerre ».  

Légende : 1914 ! Noël héroïque… (Le Petit Courrier 97 JO 27)

Contre l’alcoolisme

Le Pays baugeois publie une note à la demande du général Lefèvre d’Ormesson, commandant des dépôts de la 36e brigade et des 7e et 8e subdivisions. A l’exemple de Paris où le gouverneur militaire supprime « tous les débits de boissons du camp retranché », le général d’Ormesson « saisit cette occasion pour prévenir les intéressés éventuels ». Toutes les « officines de dégustation plus ou moins clandestines » doivent fermer pendant la durée de la guerre. Cette interdiction est liée au fait que « par le temps qui court, chacun a absolument besoin de la plénitude de ses forces physiques et de son énergie morale ». Si des « faiblards » consomment ce « poison capable d’avilir une race », qu’ils « attendent le temps de paix pour s’abrutir sous son action fatale et ressembler aux "Boches" ».

Les beaux gestes des élèves de Beaufort 

Les élèves de l’école publique de Beaufort confectionnent pour les soldats du front de « nombreux lainages : passe-montagnes, gilets, chaussettes ». Ils réalisent également des petits colis « contenant quelques gâteries : chocolat, gâteaux, cigares, papiers à lettres, crayons, bougies ». Tous ces cadeaux sont conçus pour la fête de Noël et sont expédiés au commandement du 135e de la caserne Desjardins.

Cette semaine il y a 100 ans

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